Vignoble de Savoie

Histoire du vignoble de Savoie


La culture de la vigne en Savoie se développe dès l'antiquité, des auteurs tels que Pline et Columelle en font déjà état au 1er siècle avant J.C. La qualité des vins est déjà mise en avant à cette époque, et s'explique par une inspiration du savoir-faire Grec.
Au moyen-âge, l'église possède un des plus importants patrimoines fonciers, les moines procèdent alors à un travail de dénomination des surfaces du vignoble Savoyard.
Mais la quête de connaissance des moines ne s'arrête pas là puisqu'on assiste aux premières expériences en matière de viticulture et de vinifications. En résulte une progression notable dans la qualité des vins...
La transition entre moyen-âge et révolution entraîne des modifications dans la répartition du vignoble. L'abolition progressive du servage engendre une fragmentation des terres et une extension des surfaces viticoles. Entre le XVIème et le XVIIIème Siècle l'amplitude des vignes se décline des plaines jusqu'à des versants de plus de 1000 mètres d'altitude. Afin de limiter cette progression et dans un souci de qualité, le duc Emmanuel Philibert instaure par un édit de 1559 le ban des vendanges. Cette mesure visant à favoriser la récolte des raisins à bonne maturité.
Cependant la vigne étant une culture plus rémunératrice que les autres, il fut difficile de juguler la volonté des paysans. En découla une période de surproduction en Savoie jusqu'à la moitié du XVIIIème Siècle. C'est le marquis Costa de Beauregard qui, devant ce constat, évoqua toute l'importance d'une taille critique pour le vignoble et d'une vrai différenciation entre le métier de paysan et celui de vigneron.
De manière générale, la révolution de 1789 eut des répercutions favorables sur le développement de la vigne en Savoie : l'accession des fermiers à la propriété par le rachat de vignobles devenus biens nationaux réduisit le métayage agricole et généralisa le faire direct. Cette évolution se traduisit par un soin accru apporté au vignoble.
1860, le rattachement de la Savoie à la France, eut des conséquences moindres et les vins entrèrent directement en concurrence avec les vins du midi. L'arrivée du phylloxéra en Savoie, en 1877, occasionna des ravages considérables comme dans l'ensemble de l'hexagone.
Malgré l'arrivée de ce fléau, la surface du vignoble resta constante. Et pour cause, le remède du greffage sur porte greffe américain, ayant été découvert fin des années 1880, s'accompagna d'un vaste mouvement de replantation. Ce dernier fut motivé par les prix élevés consécutifs à la réduction du vignoble méditerranéen et donc compensa les destructions dues au phylloxéra.

La reconstruction du vignoble s'accompagna de profondes transformations, notamment sur la structure foncière puisque la crise contribua à l'élimination presque totale de l'aristocratie viticole. La privation du revenu de leurs vignes pendant 10 ans entraîna une revente massive pour chercher ailleurs des placements moins risqués.
Au niveau de la culture de la vigne, Mr Fleury-Lacoste, alors président de la société centrale d'agriculture, fit paraître un guide pratique des nouveaux procédés de la taille de la vigne.
Le XIXème Siècle s'achève donc sur une véritable renaissance du vignoble Savoyard dû en grande partie aux recherches sur la mise en valeur des procédés de culture.
Au XXème Siècle la première guerre mondiale aura d'importantes répercussions sur la viticulture, notamment à cause du manque de main d'œuvre. Dans les années 30 la crise frappe à nouveau le secteur, dénatalité et urbanisme engendrent un nouveau recul.
La seconde guerre mondiale impliquera de nombreuses réductions de surfaces mais l'impact sera toutefois plus modéré que les prévisions.
La vigne a donc largement participé à l'élaboration du paysage Savoyard. Elle garde aujourd'hui une place privilégiée dans l'économie agricole Savoyarde. Le vignoble actuel s'est concentré dans les secteurs les plus favorables à sa culture, gage d'une qualité constante.

La géographie du vignoble de Savoie


L’une des causes de la faible notoriété des vins de Savoie en France peut reposer sur le paysage viticole. La région de production des vins de Savoie est très petite au regard de son éparpillement. Certains crus produisent des quantités très limitées ce qui laisse peu de place pour développer une notoriété importante. Toutefois, sous cet éparpillement naissent des terroirs multiples tous issus de la naissance des Alpes. La vigne se situe dans des terrains caillouteux souvent constitués de moraines glaciaires ou de cônes d’éboulis présents sur l’ensemble de la région savoyarde sans laisser entendre que le paysage viticole de Savoie possède une homogénéité. Son étendue géographique nous laisse croire qu’il est préférable de scinder ls paysages viticoles en 4 régions (Bas-Chablais, Avant-pays de Savoie, Cluse de Chambéry et Combe de Savoie).
Bas Chablais
Sur les rives sud du Léman, les vignes de Bas-Chablais laissent la part belle au cépage Chasselas et au non moins célèbre Gringet. Ici c’est le domaine des crus de Ripaille, Marignan, Crépy et Marin. Les terroirs sont typiques des terroirs piémontais avec une dominante de molasse (pierre calcaire mêlée de sables et d’argiles, complètement infertile affirme le Littré).
Avant Pays de Savoie
S’étirant sur les départements de la Savoie et de la Haute Savoie, le long de la rive gauche du Rhône, cette région recèle les magnifiques vignes de la vallée des Usses, de la Chautagne, du Val du Bourget ou de la poétique Montagne du Chat.
Cluse de Chambéry
Dans cette large vallée, les massifs préalpins de la Chartreuse et des Bauges recèlent les vignobles de Monterminod, Saint-Jeoire-Prieuré, Chignin, Chignin-Bergeron, Apremont et Abymes. Ici nous sommes dans la patrie des cépages Jacquère et Bergeron (ou Roussanne).
Combe de Savoie
Berceau historique des vignes de la région, ces dernières reposent sur la rive droite, le versant exposé au soleil. La beauté du site est notamment due à la vision du Mont Blanc dans l’axe de la vallée.

La climat du vignoble de Savoie


En dépit de son caractère montagneux, le climat n’est pas des plus rigoureux. Etonnamment, la Savoie est fortement influencée par des climats de types océaniques et une protection importante des vents. L’altitude apporte un contraste important entre les différentes zones de production notamment en termes de pluviométrie. Heureusement, la vigne est installée sur des zones pentues et généralement bien drainées permettant une diminution des effets néfastes des pluies. De plus, les sols caillouteux sont parfaitement drainés. Toutefois, le vigneron doit être particulièrement vigilant à cette humidité qui est propice au développement des maladies cryptogamiques (relativement fréquentes) et à l’humidité pendant la floraison. Avec seulement 1800 heures à Chambéry, la Savoie est loin des régions les plus ensoleillées. Le pragmatisme paysan a essayé de palier ce déficit de luminosité en positionnant les parcelles sur les meilleurs coteaux. Bien que l’altitude joue un rôle particulièrement important et que les cépages cultivés soient à maturité tardive, force est de constater que le vignoble de Savoie ne souffre pas du climat alpin, parfois peu propice au vignoble.

Pinot noir 2018 12°
Pinot noir 2018 12°

Terroir : sols alluvions, moraines glaciaires, cônes d’éboulis et terrasses fluviales.
Cépage : Pinot noir
Elevage : Elevage 12 mois en cuve

Fleur de pinot 2018 12°
Fleur de pinot 2018 12°

Terroir : argilo-calcaires.
Cépage : Pinot noir
Elevage : Elevage 12 mois en cuve

Pinot noir 2018 12,5°
Pinot noir 2018 12,5°

Terroir : éboulis argilo-calcaires.
Cépage : Pinot noir
Elevage : Elevage 12 mois en cuve

Raffiné Pinot noir 2018 12,5°
Raffiné Pinot noir 2018 12,5°

Terroir : Éboulis caillouteux avec structure argilo-calcaire.
Cépage : Pinot noir
Elevage : Elevage 12 mois en cuve

Pinot noir 2018 13,5°
Pinot noir 2018 13,5°

Terroir : Sol limono-argileux et caillouteux
Cépage : Pinot noir
Elevage : Elevage 12 mois en cuve

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